L’interface ville-port fait face à une pression croissante, avec des terminaux passagers qui deviennent des pôles multifonctionnels, des autorités portuaires qui jouent un rôle de plus en plus actif dans le développement urbain, et des attentes environnementales et sociales autour de la gouvernance portuaire. Cette session examine comment les cadres juridiques et institutionnels répondent à cette pression. À Tarragone, cela signifie repenser les limites juridiques du domaine public portuaire, à mesure que les services aux passagers s’étendent de plus en plus au-delà du périmètre de concession, nécessitant une coordination entre le droit portuaire, le droit maritime et l’urbanisme autour d’un même espace. À Dock Sud, cela signifie construire un programme global de gouvernance ville-port fondé sur la coopération institutionnelle, l’engagement communautaire et un agenda stratégique partagé pour le port et son territoire. À Dunkerque, cela prend la forme d’un outil piloté par la donnée qui cartographie les flux d’eau industrielle sur la zone portuaire, transformant la gestion de la ressource en un instrument de gouvernance partagé entre le port, l’industrie et les collectivités locales. Ensemble, ces cas montrent ainsi comment les cadres de gouvernance, qu’ils relèvent d’une nécessité réglementaire ou d’une ambition stratégique, se traduisent par la coordination quotidienne entre port et ville.